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Suite à ce rejet par le Sénat, à l’unanimité, les acteurs de la filière demandent au gouvernement d’abandonner ce projet inconséquent de révision rétroactive et unilatérale des tarifs, contraire à l’intérêt général.

Solidarité Renouvelables demande au Premier ministre une audience avant le retour du texte à l’Assemblée Nationale.

Solidarité Renouvelables, qui réunit plus de 300 acteurs de la filière, salue le soin avec lequel les Sénateurs de tout bord ont, pour pallier l’absence d’étude d’impact de la mesure par le Gouvernement, pris le temps d’apprécier sans préjugés les équilibres du secteur et les conséquences d’un reniement par l’Etat de sa signature.

Il en ressort que :

  • La confiance dans la signature de l’Etat est la clef de voûte du système. Sans elle, tout s’écroule, bien au-delà du solaire. Comment les acteurs des autres filières, et notamment l’hydrogène, le biogaz ou l’éolien offshore, pourraient-ils investir en confiance sur la base d’autres tarifs pareillement garantis par l’Etat ?
  • La grande majorité des centrales visées par le projet gouvernemental a désormais des rendements financiers modiques, inférieurs à ceux des autres types de projets lancés ou soutenus par l’Etat (autoroutes, centrales nucléaires, etc.).
  • Réviser les tarifs ferait peser un risque de solvabilité d’autant plus inopportun sur les acteurs concernés qu’ils sont déjà fragilisés par la crise : PME, agriculteurs, territoires ruraux….
  • Le Gouvernement est conscient de la nocivité de son projet puisqu’il fait le choix de ne cibler qu’une partie des contrats, transformant sa mesure en une forme d’expropriation.

Solidarité Renouvelables réaffirme donc qu’il est nécessaire, dans l’intérêt de tous – finances publiques, entreprises, territoires, agriculteurs, entreprises, financeurs et citoyens attachés à l’environnement – de mettre rapidement un terme à cette révision brouillonne des tarifs.

Au moment où la France perd quatre places dans le classement de novembre 2020 sur l’attractivité des pays en matière d’énergies renouvelables, où la Ministre de la Transition Ecologique Barbara Pompili promeut la création d’un délit d’écocide, et où le Conseil d’Etat donne trois mois à la France pour prouver la réalité de son action pour le climat, ne sapons pas la confiance dans l’électricité renouvelable, énergie préférée des Français.

Vous pouvez retrouver le manifeste du collectif et la liste des 300 signataires sur http://solidariterenouvelables.org/

Contacts presse :

Clémence Thomas – 04 88 80 02 26 – solidariterenouvelables@gmail.com

DGM – Hugues Schmitt / Olivier Labesse / Thomas de Climens – 01 40 70 11 89