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Malgré les nombreux avertissements de 300 chefs d’entreprise, élus locaux, présidents d’associations, et observateurs qualifiés de la filière solaire, malgré l’indignation de nombreux députés sur le contenu de la mesure comme sur le coup de force ministériel, Barbara Pompili vient de faire voter la modification unilatérale des tarifs d’achat de l’électricité photovoltaïque, au détriment de toute la filière comme des finances publiques.

Le collectif Solidarité Renouvelables constitué autour de la défense du solaire français dénonce l’acharnement du Gouvernement contre la filière photovoltaïque, qui porte atteinte au crédit public et déstabilise toutes les énergies vertes, à l’heure où les PME font face à la crise économique, et au détriment de l’urgence climatique.

Après avoir déposé samedi, pour le Projet de Loi de Finances 2021, un amendement de dernière minute, sans aucune étude d’impact, pour réviser unilatéralement les prix garantis de l’électricité solaire, le Gouvernement vient de le faire voter par les députés à la hâte en première lecture. Cette mesure arbitraire est tempérée par un lourd et invraisemblable mécanisme de décret, arrêtés, discussions opérateur par opérateur, qui mobilisera un temps considérable de l’administration comme des entreprises, pour un gain budgétaire que le gouvernement ne chiffre même plus. Ce projet fera perdre de l’argent au contribuable !

La mise en œuvre de cette usine à gaz bureaucratique signifiera des mois d’incertitude économique majeure pour ces PME et ETI au moment où elles sont engagées dans la lutte contre la crise et travaillent au développement de nouveaux projets d’énergies renouvelables.

Reniant ainsi sa parole, l’Etat casse la confiance des entreprises et des investisseurs dans l’économie des énergies renouvelables : pourquoi l’Etat ne recommencerait-il pas demain sur l’éolien, la biomasse ou l’hydrogène ce qu’il veut faire ici sur le solaire ?

Contrairement à ce que la Ministre Barbara Pompili a déclaré aux parlementaires :

  • La renégociation des projets éolien offshores qui s’était tenue en 2018 concernait des installations non encore construites et les contrats pas encore signés. Rien à voir avec la baisse des prix du solaire qui touchera des centrales et des emplois bien réels.
  • La confiance dans la signature de l’Etat est absolument nécessaire. L’Etat, selon la Ministre, serait légitime à renier ses engagements car les porteurs de projets de plus de 250 kWc étaient des professionnels avertis des risques qu’ils prenaient lui faisant confiance ! De nombreux parlementaires, de tous horizons, ont clairement signifié à la Ministre qu’ils ne se résignaient pas à cet abandon du crédit public.

La transition énergétique ne se fera pas sans un cadre stable, propice à l’investissement.

Le collectif Solidarité Renouvelables regrette vivement l’adoption par l’Assemblée nationale de ce dispositif arbitraire, inégalitaire et pernicieux pour la filière solaire, la relance verte voulue par le Gouvernement, et l’environnement en général.

Solidarité Renouvelables continuera à s’y opposer vigoureusement, y compris devant le Conseil constitutionnel, au regard des nombreuses critiques qui peuvent être formulées sur le respect des normes constitutionnelles, rappelées par les députés.

Solidarité Renouvelables demande solennellement au Premier ministre, aux sénateurs et députés de revenir sur cette mesure absurde et inique.

Vous pouvez retrouver le manifeste du collectif et la liste des 300 signataires sur http://solidariterenouvelables.org/

 

Contacts presse :

Clémence Thomas – 04 88 80 02 26 – solidariterenouvelables@gmail.com

DGM – Hugues Schmitt / Olivier Labesse / Thomas de Climens – 01 40 70 11 89